Elle s’appelait Marguerite…

Elle s’appelait Marguerite, elle avait 97 ans, sa vie n’a pas été de toute douceur et j’espère qu’aujourd’hui elle repose enfin en paix…

Je partage aujourd’hui des faits intimes que je pensais tenir secrets. Pourquoi ? Car je réalise combien la cuisine traverse les générations. Qu’il est si important, je trouve, de la perpétrer. Elle est aussi l’expression d’une personnalité, le miroir d’une histoire.

Alors que la vie ne l’a pas épargné, ma grand-mère a su exprimer sa douceur au travers de la cuisine. Les quelques gourmandises sucrées que j’aime déguster (meringue à la chantilly, croquant aux amandes, oreillettes à la fleur d’oranger), c’est à ma mamie que je les dois. Tout comme ma cuisine teintée de saveurs orientales.

Profondément gentille, elle a partagé de bon cœur avec sa belle-fille, ma maman, les secrets d’un bon couscous, d’un tajine,… Née en Algérie, elle a quitté très jeune son pays natal pour s’installer au Maroc. C’est là-bas, qu’elle a appris à cuisiner tous ces plats épicés que j’aime partager. La cuisine, c’est le reflet de notre histoire, pour ma famille l’unique lien avec un pays tant chéri.

Aujourd’hui, j’aimerais partager avec vous non pas une recette marocaine mais une de ses spécialités du dimanche lorsqu’elle nous recevait. Un plat que je n’ai jamais mangé ailleurs : la poule au riz, une version simplifié de la paella. Ce mets n’a rien de très exotique mais j’aime beaucoup son côté pratique, qui je pense vous plaira.

Ingrédients ( 4 à 6 personnes)

1 poulet ou 6 entrecuisses

2 tomates

1 cus de concentré de tomate

6 gousses d’ail

Thym et laurier

1 petite casserole de riz

3 petites casserole d’eau

1 sachet de colorant jaune ou 1 dose de safran

Dans une cocotte, faire dorer les morceaux de poulet dans un peu d’huile. Ajouter les gousses d’ail écrasées, les tomates pelées et coupées en petits morceaux, 1 cus de concentré de tomates, le thym, le laurier, sel et poivre. Laisser mijoter 10 minutes.

Ajouter l’eau. Laisser bouillir jusqu’à ce que le poulet soit cuit. Attention que l’eau ne réduise pas trop.

Ajouter le riz. Laisser bouillir à grand train pendant 18 min. Eteindre le feu. Retirer la cocotte. Couvrir pour que le riz gonfle.

Vous pouvez ajouter quelques petits pois, c’est ma touche personnelle pour apporter un peu de fibres et de couleur à ce plat familial.

J’ai envie de vous dire mesdames : cuisiner c’est une affaire de Famille. Alors si vous n’avez pas la chance d’avoir un conjoint comme mon grand-père qui est derrière les fourneaux, que pensez-vous de l’impliquer ? Que pensez-vous aussi de transmettre le goût des bonnes choses à vos enfants.
Dans mes accompagnements, c’est une des graines que j’aime semer…pour que la cuisine ne soit plus une corvée mais un plaisir partagé.

Elle s’appelait Marguerite…

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