Vous pensez depuis quelques temps vous lancer dans la réalisation de yaourt maison ? Vous vous demandez si vous y arriverez, comment procéder ? ou en quoi cela permet de diminuer les déchets ? Lisez cela et vous vous y mettrez demain, croyez moi !

Je suis accro à ma yaourtière, elle est entrée dans mon quotidien et à la maison, nous en sommes tous fan… surtout le petit dernier…

Faire les yaourts soi-même ? Quelle idée saugrenue !

Manger des yaourts maison, c’est une histoire de famille. Petite, ma maman nous préparait  des yaourts que je revoie dans ces petits pots transparents au capuchon rouge. Elle concoctait aussi des œufs meurette sur lesquels on ajoutait quelque chose de proscrit aujourd’hui : le ketchup !

Puis un jour la grande distribution a eu raison d’elle et elle a cessé cette activité. Mais ces saveurs d’antan, ou peut-être je dirai ce souvenir d’enfance, sont toujours restés dans un coin de ma tête…

Arrivée en Chine en 2006, j’ai été surprise de ne pas trouver de yaourts nature sans sucre et d’une texture ferme. Non pas que je raffole des yaourts mais comme ils m’ étaient utile dans mes ateliers de cuisine, j’ai décidé de rapatrier la vieille machine Téfal de ma maman datant des années 80 !

C’est ainsi qu’a commencé ma « production » de desserts lactés.

De retour en France, l’offre dans les rayons étant au RDV, j’ai petit à petit laisser de côté cette heureuse habitude. C’est finalement à la naissance de ma fille que j’ai renoué avec ma « copine Tefal ». Cette fois-ci, la yaourtière tournait sans arrêt. Si bien qu’un jour elle a rendu l’âme… Heureusement que le Père Noël passait par là quelques semaines plus tard. Dans sa hôte, il m’a rapporté une yaourtière flambant neuf désormais adaptée au rythme de consommation du foyer ( 12 pots) mais tellement moins authentique.

Aujourd’hui, de retour à Paris, j’aurai pu tout simplement arrêter. Mais elle a eu raison de moi.

Faire un yaourt maison a tous les avantages

  • je choisis le lait que j’aime: bio, du petit producteur du coin, …et surtout sans additif, ni colorants. Vous savez de quoi ils sont faits
  • j’agrémente mes yaourts en fonction des goûts de chacun : confiture, crème de marron, miel, sucre vanillé maison, compote ( cf recette dans le livre)…
  • Très sensible au lactose, je les trouve beaucoup plus digeste
  • mes poubelles se sentent bien plus légères depuis que les petits pots en plastique ont disparu et j’y mets un point d’honneur! Certes je consomme des briques ou bouteilles de lait enmais celles-ci ont l’avantage d’être recyclable contrairement à la majorité des yaourts
  • mon budget s’est allégé
  • Je ne suis jamais à court de yaourts ( ce qui peut arriver très régulièrement chez nous avec mon dernier qui dit «  ayourt » à chaque fois que j’ouvre le réfrigérateur ! Je lance la production la nuit et récolte mon travail le matin prêts à être dégustés !
  • Préparer les yaourts, voilà une activité très « Montessorienne » : apprendre à verser délicatement un liquide d’un récipient dans un autre
  • Je créé de jolis souvenirs pour mes enfants

Et pour les familles qui ont la chance d’avoir une nounou, c’est typiquement le genre d’activité qu’elles peuvent faire avec les enfants !

Ceci étant dit, comment les préparer ?

Quelle yaourtière ? Certaines sont plus sophistiquées que d’autres avec la possibilité de faire des desserts lactés. Pour ma part, je voulais assurer un rythme soutenu de production. J’ai donc choisi une machine de 12 pots au lieu de 8 ( sachant que vous en gardez un pour la prochaine fournée). Faîtes attention aussi à la contenance des pots. Parfois, ils sont un peu trop gros par rapport à la consommation de jeunes enfants. Je pense notamment à la marque Lagrange ( pot de 185ml). Pour ma part, je trouve celle de chez Seb avec des pots de 140ml bien adaptée à notre consommation.

Lait écrémé ou lait entier : les deux font l’affaire mais pour ma part, je préfère avec le lait entier. Les yaourts ont une meilleure tenue, un argument non négligeable avec des petits qui apprennent à manger seul. Et la durée de cuisson est plus courte. La texture du lait demi écrémé est plus liquide proche d’un yaourt velouté.

Yaourt entier ou ferment lactique ? J’utilisais souvent un sachet de ferment. Aujourd’hui, je réutilise un des yaourts comme source de ferments pour la prochaine fournée et ca fonctionne à merveille. Vous pouvez également acheter un yaourt dans le commerce à condition qu’il soit de bonne qualité et au lait entier.

La recette

Mélangez énergiquement un litre de lait entier avec un sachet de ferments lactiques ou avec un yaourt de votre dernière fournée. Le lait sera de préférence à température ambiante. Répartissez le mélange dans vos petits pots. Si vous souhaitez les aromatiser c’est le moment : avec un ingrédient solide ( confiture, compote,…) déposez une petite quantité au fond du yaourt. Pour un ingrédient soluble mélanger-le au lait ( sucre, sucre vanillé, sirop,…). Déposez vos yaourts dans la yaourtière sans leurs capuchons. Laissez chauffer environ 8h. Et le tour est joué. Si la texture est trop liquide à votre goût, prolongez d’une ou deux heures.

8 bonnes raisons de faire ses yaourts

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